Jamais il ne doit etre dévoilé,
Pénitence! Gars à toi si tu livres le coffres,
La confiance est un sentiment premier,
Il ne brule qu'une seule fois,
S'il s'achète il finira par se solder,
A toi d'etre le témoin du respect,
A toi de l'honnorer d'une façon discrète,
A toi de te tenir plus qu'honnete,
Car je t'ai avoué le vetement que je porte tout le temps...
"Dès que l'on me nomme je n'existe plus..."
Le secret est un silence en parodie,
Car sa symphonie est telle qu'il peut etre réduit à l'invisible,
Seuls les Amoureux des yeux peuvent percer son mystère,
En une Patience l'on trouve son artère,
En un revers il se tourne de travers...
Le secret est un silence en parodie,
Car sa symphonie est telle qu'il peut etre réduit à l'immobile,
Seuls les statues ressentent sa brisure,
En une parole il glisse dans un autre,
En une pipelette il prend sa carrure...
"Dès que l'on me nomme je n'existe plus"
Si tous les secrets ne valent pas un cerceuil,
Pénitence! Gars à ceux quand meme qui livrent le coffre!
Atous les secrets mal gardés,
Aux secrets inventés et inachevé,
Pour tous patron sans tenir la sentence,
Aux célébrités qui ne connaissent pas le Silence;
Si quelqu'un vous lache le précieux,
Nen soyez pas fier de le crier sur tous les cieux,
Parce que gonfler la poitrine,
Est la plus bourgeoise des vitrines!
N'oubliez pas ma contenance,
Mais ne me dites surtout pas!
Et pour ceux ne supportant la Solitude,
Je vous le donne par grande serrure,
Prenez cet avertissement;
Le Secret bien gardé honnore le patient,
Le beaucoup piétiné reste pour les fénéants!
"Dès que l'on me nomme je n'existe plus..."